La Fenderie, son histoire
Historique de La Fenderie, située à cheval sur les communes de Montourtier et de Deux-Evailles :
- 1722 à J. Pavis, sieur du Tertre, échoit de la succession de Pierre Le Nicolais, mort au château de Bourgon
- 1848, Théophile Gouin, de Dufay dans la Manche.
- 1856, vendu à Pierre-Paul Le Nicolais de Bridelières, château de Beauvoir, St Jean-Froidmantel (Loir et Cher)
Sources Dictionnaire de l’Abbé Angot
Une fenderie avait un rôle crucial dans l’économie préindustrielle, notamment dans la fabrication d’outils, de charpentes ou de composants métalliques.
La Fenderie du Champ-de-Vigne, dépendant de la forge d’Hermet, est mentionnée en 1617, dans un procès relatif aux inondations causées par l’édification de la chaussée.
Procès du 18 novembre 1717 :
« Il est fait demande au Seigneur de Landepoutre qu’il eut à remettre l’eau de l’étang, de la Fenderye de Chanvigne, en son cours ancien et accoutumé, attendu que l’eau dudit étang naguère fait par Jacques Vassé, sieur de la chevalerie, noie et submerge une portion de pré. »
En 1639, un haut-fourneau et sa halle sont signalés auprès de l’ancienne fenderie, transformée en moulin.
Source AD Mayenne, « enqueste pour la fendrie et fourneau Champ de Vigne. »
Acte du 19 août 1723 :
« Je baille au titre de rente foncière, l’étang, cours d’eau et moulin de Champdevigne où étaient autrefois la fendrie, la maison de meunier, le four et toit à porc du derrière de la petite maison, l’emplacement et masure du fourneau étant au derrière de la chaussée du dit étang et la halle à charbons sur l’emplacement où mettre la mine et Castine étant à côté et aux environs du dit emplacement du fourneau »
Le bâtiment a été remanié en 1840 pour devenir un laminoir : les lamineurs prennent la suite des fondeurs, sans transformation fondamentale dans l’outillage.
« Le principal étant est celui de la Fendrie… Cet étang est peu remarquable, encombré qu’il est par la quantité de joncs et herbes aquatiques qui y croissent. À sa partie ouest se trouve un moulin, propriété de Monsieur Gamard ainsi que l’étang. »
Source Monographie de Monsieur Bruneau 07/1876.
- Au début du XXème siècle, Madame Gamard est propriétaire de la Fenderie.
- En 1933, la Fenderie devient propriété de Monsieur Rossignol,
puis de son gendre, Monsieur Jean-Louis.
L’ancienne partie du restaurant était habitée par les fermiers qui s’occupaient alors des 6 ha de la Fenderie, l’étable se trouvant au rez-de-chaussée de l’actuel restaurant. Près de l’étang se trouvait un tas de mâchefer. - En 1973, le SIVOM de Montsûrs achète la Fenderie
Quentin LEVEQUE est installé à la Fenderie depuis décembre 2014